Candida albicans

Pour notre microbiote les huiles essentielles sont nos amies (partie 3)

Après avoir vu ce qu’était l’écosystème intestinal et l’importance des probiotiques et des huiles essentielles dans son entretien, voyons ensemble les autres facteurs à prendre en compte.

 

  1. Une alimentation « bio » de qualité : importance des bacilles telluriques

Plutôt que d’avoir à traiter un déséquilibre, il est plus facile de mettre en place une alimentation de qualité destinée à limiter l’impact d’un déséquilibre de la flore intestinale.
Tout d’abord proscrire tout ce qui contribue à l’acidification du terrain, à savoir les sucres raffinés, les aliments contenant des moisissures (certains fromages notamment les Bleus), les boissons alcoolisées (la bière), les produits laitiers. D’autres aliments sont à proscrire ou à diminuer progressivement : les céréales riches en amidon, nourriture préférée des champignons qui pullulent dans l’intestin, les aliments riches en glucides (pain, pâtes, biscuits, les pommes de terre, les sucreries…), le soja (si issu de variétés OGM), les aliments contenant des lectines (substances qui, comme le gluten, favorisent les problèmes de l’intestin poreux) : orge, seigle, légumineuses…

Consommer ensuite de l’huile d’olive, de l’ail, des oignons, des échalotes, des choux ainsi que des aliments riches en zinc (fruits de mer) qui intervient comme cofacteurs des enzymes intestinales, ou en vitamines B8 et B9 (champignons, légumes secs et verts).

Le choix des légumes est primordial. Ils doivent être issus d’une agriculture « bio » de qualité. Plus le produit est « bio » plus il est riche en bactéries telluriques c’est-à-dire issues de la terre. Tout se passe comme si le légume choisissait dans le sol les bactéries bénéfiques à sa croissance et qui l’empêchent de pourrir. Dans le cadre d’une agriculture non bio, les sols sont appauvris en bactéries telluriques et en antioxydants et regorgent de pesticides et de métaux lourds dont le cadmium.
Ces bactéries encore appelées endobiotes – parce que présentes dans les cellules du légume – intègrent le microbiote intestinal et le renforcent. Les légumes contiennent également des mycelia, c’est-à-dire des filaments qui renferment probablement des phages des virus pathogènes. Le mode de cuisson doit les préserver. Ils résistent à des températures comprises entre 60 et 100°C contrairement aux mycobactéries, à la vapeur douce et au blanchiment pendant 3 minutes.

Des études récentes ont montré l’avantage d’un régime pauvre en FODMAP. Cet acronyme désigne un groupe de glucides à chaîne courte « fermentescibles » présents dans certains aliments et qui sont faiblement absorbés, procurant ainsi des substrats aux bactéries de l’intestin. Une diète riche en FODMAP permettrait de soulager le syndrome de l’intestin irritable.

Enfin les métaux lourds sont présents dans les gros poissons d’eau de mer, notamment le mercure. Les sardines, les harengs, les maquereaux sont moins pollués. Ces métaux lourds ont tendance à se fixer et à renforcer les biofilms, sortes de communautés de micro-organismes vivant en symbiose sur une matrice adhésive qui se développe lorsque la flore intestinale est déséquilibrée.

 

 

  1. La phytothérapie

La phytothérapie est recommandée pour son action sur le portage viral buccal et la stéatose hépatique.
Boire des infusions de gentiane, de romarin ou de fenouil protège le foie.
Un certain nombre d’extraits végétaux sont réputés pour avoir une action antifongique intéressante pour lutter contre Candida albicans : l’extrait de pépins de pamplemousse, l’extrait d’épine vinette (qui contient de la berbérine), la propolis, le jus d’Aloe vera, le curcuma.

La présence virale au niveau buccal peut être limitée par l’association d’huiles essentielles, de champignons, de propolis et d’extrait de rhubarbe.

 

  1. L’ostéopathie abdominale, le sport

Enfin l’ostéopathie, en stimulant le nerf pneumogastrique qui parcourt le corps en passant par l’estomac, et la pratique d’un sport permettent de lutter contre la gastroparésie (paresse de l’estomac).

 


Quelques synergies antimycosiques

 

Exemple de synergie pour le traitement de fond d’une candidose

Un traitement de fond peut être entrepris pour son action antifongique et régulatrice de la flore intestinale. Il est indiqué pour toutes les infections fongiques récidivantes quelle que soit leur localisation (candidose intestinale, vulvovaginite).
Cette synergie antifungique est également immunomodulante, elle soutient donc l’organisme dans son combat contre les germes pathogènes. De plus, à la différence des médicaments allopathiques, elle est respectueuse de la flore saprophyte protectrice.

Elle est conseillée par voie orale à raison de 4 gouttes du mélange sur un support neutre ou dans une cuillérée à café d’huile végétale 2 fois par jour 5 jours sur 7 par cure d’un mois renouvelable.
Elle est contre indiquée en cas de grossesse, d’allaitement et chez l’enfant de moins de 6 ans.

HE Palmarosa (Cymbopogon martini) : 3 ml
HE Manuka (Leptospermum scoparium) : 2 ml
HE Thym à thujanol (Thymus vulgaris thujanoliferum) : 1 ml
HE Laurier noble (Laurus nobilis) : 1 ml
HE Cannelle (Cinnamomum zeylanicum) : 1 ml
HE Giroflier clous (Syzygium aromaticum) : 1 ml

 

Pour traiter une mycose buccale, faites des bains de bouche pendant une minute, 3 fois par jour avec une cuillerée à café du mélange suivant et recrachez ensuite.

HE Lemongrass (Cympobogon flexosus) : 30 gouttes
HE Tea-tree (Melaleuca alternifolia) : 10 gouttes
HE Giroflier clous (Syzygium aromaticum) : 10 gouttes
HV Coco : 50 ml

 

Quel que soit le traitement que vous aurez choisi, il est essentiel de le suivre pendant suffisamment longtemps, même après disparition des symptômes, pour éviter les récidives. Si la mycose persiste, n’hésitez pas à consulter un professionnel de la santé.
Ce traitement local doit être entrepris le plus précocement possible afin d’éviter la prolifération du Candida et le passage à la chronicité.

Une alimentation repensée, l’utilisation de petites quantités d’huile essentielle, remarquables pour leurs propriétés bifidogènes et eubiotiques (c’est-à-dire qu’elles facilitent la prolifération des bactéries bénéfiques et aident tout processus vital) permettent de conserver un microbiote (notre « jardin intérieur ») de qualité, car constamment enrichi par les apports de la Terre, notre autre « Maison commune ».

Cet article est basé en partie sur les travaux du Dr Bruno Donatini.

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