Vitamine D

Cholécalciférol: la vitamine D en 6 questions

Nous avons tous quelque chose qui ressemble à une insuffisance, voire, dans certains cas, une carence en vitamine D. Une insuffisance ou une carence souvent ignorée.
Celles-ci découvertes, la prise de dose massive de Vitamine D3  ou cholécalciférol est communément admise mais s’avère peu efficiente.
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La vitamine D (cholécalciférol) : à quoi sert-elle ?

  • Maintient une bonne santé dentaire et osseuse.
  • Favorise le bon fonctionnement du système immunitaire (en augmentant la résistance aux infections et en diminuant la réaction inflammatoire).
  • Est nécessaire à la croissance osseuse des enfants, à l’absorption du calcium et du phosphore.
  • Participe au maintien des fonctions musculaires.
  • Intervient dans le processus de division cellulaire.
  • Toutes les actions de la vitamine D sont loin d’être connues : elle pourrait être impliquée dans les maladies auto-immunes (sclérose en plaque, lupus, arthrites rhumatoïdes, diabète de type 1).
  • Est bénéfique pour traiter la douleur. Une supplémentation en vitamine D pendant un mois peut calmer les douleurs de la croissance. En l’absence de résultat prendre du calcium, notamment du lithothamne (Lithothamnium calcareum), une algue naturellement riche en calcium.

En résumé, elle participe aux équilibres cardiovasculaire, ostéo-musculaire, immunitaire (comme régulateur) et participe à l’équilibre de la prolifération et de la différenciation cellulaires.

 

Où trouve-t-on la vitamine D ?

Dans l’alimentation : poissons gras, fromages, foie, jaune d’œuf, huîtres. L’alimentation représente 20% des apports. Les apports alimentaires moyens en vitamine D sont en nette diminution en France depuis une vingtaine d’années. Ce n’est pas propre à la vitamine D, cela concerne la plupart des minéraux et des oligo-éléments. L’appauvrissement des sols cultivés induit une moindre teneur en ces éléments indispensables à la vie dans nos aliments.
L’exposition solaire assure les 80% restants ; 20 minutes par jour sur 30% de la surface corporelle suffisent. Ce sont les UV-B qui induisent la transformation du 7-déhydro-cholestérol en pré-vitamine D3.

La vitamine D est mise en réserve dans le foie mais sa demi-vie est de 3 semaines. Il est donc inadéquate de se supplémenter en prenant des doses de charge pour deux raisons : il n’y a plus de vitamine D d’origine exogène dans l’organisme au bout de 3 semaines ; de plus, le foie est fortement mobilisé et saturé pour hydroxyler la vitamine D afin de la rendre active.

 

Quelles sont les valeurs de référence de la vitamine D ?

  • Elles sont exprimées en ng/ml ou en nmol/l. Point important : c’est la vitamine D circulante (25-OH vitamine) qui doit être dosée.
  • Le statut en vitamine D est optimal à 30-44 ng/ml (75-110 nmol/l).
  • La limite supérieure de sécurité est de 100 ng/ml (250 nmol/l).
  • L’apport conseillé est de 800 UI/j.
  • C’est insuffisant en dessous de 30 ng/ml (75 nmol/l) : on dit qu’il y a une insuffisance d’apport.
  • Il y a carence en dessous de 10 ng/ml (25 nmol/l).

On estime que les carences concernent 80% des seniors en maison de retraite en Europe, mais la carence est probablement mondiale.
Les causes sont mal connues : manque d’exposition, utilisation massive d’écrans totaux, pollution. La sédentarité est également incriminée.
Nos besoins sont augmentés à cause du stress chronique, de l’acidose chronique, de l’oxydation chronique, de syndrome métabolique.

 

Comment prendre la vitamine D ? D2 ou D3 ?

D3 bien sûr ! Le cholécalciférol (vitamine D3) a une demi-vie plus longue que la forme D2 (ergocalciférol dans les végétaux). L’affinité de la D3 pour le récepteur de la vitamine D est supérieure à celle de la D2. Enfin, son hydroxylation hépatique est plus rapide : la forme circulante dans l’organisme est hydroxylée (25-OH vitamine D). Cette forme circulante est toutefois inactive. L’activation nécessite une seconde hydroxylation, cette fois-ci au niveau des surrénales et du rein, pour donner la 1,25 (OH)2- vitamine D qui est l’hormone active.

Il, est conseillé de prendre des doses journalières, du début de l’automne à la fin du printemps, sous forme de gouttes. On arrête la supplémentation en été ; on peut alors passer à une prise régulière d’oméga-3.
La vitamine D se prend sur un support alimentaire. Les gouttes peuvent être versées sur les aliments du repas, de préférence au cours du déjeuner ou du dîner. Il est déconseillé de les prendre dans un verre d’eau car les gouttes ne sont pas miscibles dans l’eau, se collent à la surface du verre et risquent de ne pas être consommées.
Son absorption est optimisée par un support huileux car la vitamine D est liposoluble.
Quant aux ampoules de vitamine D dosées à 200 000 UI, retenir qu’il s’agit d’un produit de synthèse qui contient parfois des additifs (hydroxy-toluène).

 

À quelle dose prendre la vitamine D3 (cholécalciférol) ?

Oublions l’huile de foie de morue : il faudrait en prendre 1,5 cuillérée à café par jour pour atteindre 200 UI. Ou bien 20 sardines ou 120 g de hareng par jour…
20μg/j (800 UI) toute l’année à Paris. Prendre des omégas-3 en été.
Selon la réglementation française sur les compléments alimentaires, la dose maximale de vitamine D autorisée est de 10 μg/j (400 UI). Cependant au regard de la plupart des spécialistes les recommandations actuelles sont largement insuffisantes pour couvrir les besoins 1.

 

À qui conseiller la vitamine D3 (cholécalciférol) ?

A tout le monde mais en particulier aux :

  • personnes s’exposant peu au soleil ou à peau foncée
  • fumeurs
  • personnes en surpoids
  • personnes présentant un problème cardio-vasculaire, hépatique ou rénal
  • femmes enceintes ou allaitantes
  • âges extrêmes de la vie : nourrissons, enfants, adolescents, seniors
  • personnes sous régimes restrictif (hypocalorique, végétarien et végétalien)
  • athlètes « indoor » (gymnastes, tennis de table, patineurs…)

Pour finir : si la prise régulière de vitamine D3 n’améliore pas le statut, suspecter un problème d’absorption intestinale ou une insuffisance hépatique.

 

 

1. Souberbielle et al : Vitamin D and musculoskeletal health, cardiovascular disease, autoimmunity and cancer : recommendations for clinical practice. Autoimmunity reviews 9 (2010) 709-715


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