Microbes

Pour notre microbiote les huiles essentielles sont nos amies (partie 1)

 

Une candidose intestinale qui tend à devenir chronique ou une intolérance alimentaire (au lactose par exemple) sont souvent difficiles à diagnostiquer, donc trop tardivement voire mal diagnostiquées ; c’est-à-dire bien après l’apparition du déséquilibre du microbiote (la flore intestinale) qui en est la cause. Les symptômes sont disparates et sont difficiles à relier entre eux quand on ignore le processus sous-jacent.

Ces pathologies sont très fréquentes. On estime à plusieurs dizaines de millions le nombre de cas de candidoses intestinales chronique en Amérique du Nord, le tiers de la population française, en particulier féminine, serait touché.

D’où viennent ces affections et pourquoi sont-elles de plus en plus fréquentes ?
Quelles en sont les causes ?
Quelle est la place des huiles essentielles dans le traitement ?

 

À l’origine du déséquilibre de la flore intestinale ou du microbiote
Le déséquilibre de la flore intestinale est dû dans près de 90% des cas à un estomac qui ne se vide pas bien. Ainsi, la déglutition réitérée de bactéries ORL ou pulmonaires entraîne l’apparition de ganglions bloquant partiellement le duodénum ; il en résulte une inflammation, et l’estomac ne se vide plus correctement.

1. L’estomac est alors le siège d’une fermentation dite haute qui n’a pas lieu d’être normalement et qui aboutit à la production de méthyl acétate. Les ballonnements surviennent rapidement après le repas, un sentiment de satiété apparaît précocement, une suffocation qui s’accompagne d’anxiété peut intervenir. L’acidité produite gagne ensuite l’intestin grêle bloquant les enzymes digestives. Tout le terrain devient acide et favorise le développement ultérieur d’une candidose et d’un déficit immunitaire.

Candida albicans est normalement présent dans l’intestin sous la forme d’un mycélium. Le champignon sous forme de filaments se trouve imbriqué dans la muqueuse digestive mais aussi gynécologique. Son développement est contrôlé par le microbiote qui le tient en respect. A la faveur de cette acidification, Candida albicans prend la forme proliférative de levure et se multiplie débordant les défenses immunitaires de l’hôte induisant une mycose.

2. La seconde fermentation incriminée dite basse se produit dans l’intestin grêle. Là encore, la fermentation ne devrait pas se produire. Un intestin grêle normal ne fermente pas, car il y a peu de bactéries, il est « propre » et son pH est alcalin. Cette fermentation avec production d’hydrogène est consécutive à l’ingestion de sucres rapides en quantité exagérée ; l’équipement enzymatique des entérocytes (les lactases et les fructases) est dépassé. Les bactéries présentes dans l’intestin grêle transforment les sucres résiduels en hydrogène.

 

Répercussions

La malabsorption des sucres entraîne une forte fatigue, une carence en vitamine A et D, une carence en oméga-3 (la peau devient sèche), une carence en fer qui s’accompagne d’une perte de cheveux.

Tout déséquilibre est associé à un déficit du transit avec une production de graisses qui peut aboutir au syndrome métabolique mis en évidence par l’accumulation de ces graisses dans le foie (on parle alors de stéatose hépatique). Une hypertension artérielle ou un diabète peuvent apparaître ensuite.
Un déséquilibre de la flore intestinale est également associé à une inflammation chronique et en lien avec l’immunité. Il semble être impliqué dans les maladies auto-immunes : thyroïdites, polyarthrites, lupus érythémateux ou sclérose en plaque.
Enfin l’intestin devient poreux et une intolérance alimentaire survient.

Le processus est donc chronologique, les symptômes variés et tout part de fermentations anormales dans la partie haute de l’appareil digestif, le côlon n’est pas concerné au départ.

 

Le diagnostic du déséquilibre du microbiote ou dysbiose

Il n’existe pas de tests probants d’une candidose intestinale, la coproculture est difficilement interprétable : le pourcentage de faux négatifs est élevé.
En revanche il existe une batterie de tests qui permettent de mettre en évidence la dysbiose.
Il est possible de mesurer les gaz digestifs expirés (hydrogène ou méthyl acétate) par un test respiratoire. Ces gaz sont responsables des ballonnements et des douleurs du ventre. Ils permettent de faire un état des lieux de l’intestin grêle et des processus de fermentation en cours.
L’élastométrie est utile pour mesurer l’élasticité du foie et détecter la graisse hépatique donc l’apparition d’un syndrome métabolique.
L’échographie mesure la surface de l’estomac et sa capacité à se vider. Si l’estomac ne se vide pas bien, la surface observée et occupée par l’estomac est plus grande.

Sur le plan clinique, il est important d’observer la langue et l’ensemble de la cavité buccale. Il y a en effet une corrélation entre la muqueuse buccale et les muqueuses digestives, gynécologiques et pulmonaires. Ainsi une inflammation digestive entraîne une inflammation générale y compris buccale avec des aphtes, des poussées d’herpès voire une maladie parodontale : les gencives saignent, les dents se déchaussent. Un développement bactérien peut être accentué par une prothèse dentaire inadaptée ou l’absence de salive dans un diabète par exemple.
En résumé, il faut s’assurer que la bouche est propre, que l’estomac se vide bien et fournit à l’intestin grêle des éléments digestibles et qu’enfin les poumons sont propres pour exclure un déséquilibre de la flore intestinale.

(à suivre)


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