5 (mauvaises) bonnes raisons pour ne pas prendre soin de soi

5 (mauvaises) bonnes raisons pour ne pas prendre soin de soi

Ça semble naturel de s’aimer et de prendre soin de soi. Pourquoi alors n’arrive-t-on pas à le faire dans la vie de tous les jours ?
Ça a l’air si simple, des petites choses si faciles à intégrer dans son quotidien : respirer profondément, marcher, prendre un bain, écouter son morceau de musique préféré, jouer avec son chat… Pourtant ces petites choses peuvent sembler aussi difficiles à mettre en place que de traverser l’Atlantique à la nage !
Et puis, au fond, prendre soin de soi signifie s’aimer, avoir de la bienveillance envers soi. Ce qui nous amène à la question : « Est-ce que je m’aime ? » Ou au moins « Est-ce que je m’accepte tel(le) que je suis ? » Donnez-vous le temps de réfléchir honnêtement et vous verrez que c’est beaucoup moins évident que ça n’en a l’air.

Mais alors, puisque c’est aussi simple, pourquoi n’y arrive-t-on pas ? Pourquoi, chaque fois qu’on prend une décision, une petite voix intervient pour dire “Je n’y arriverai pas”, “C’est trop dur”, “Ce n’est pas le moment”, “Je commencerai au début du mois prochain”, ou d’autres petites phrases l’air plein de bon sens, qu’on connait bien à force de s’entendre dire. Oh, elle a beaucoup d’imagination, cette petite voix !

Seulement, comprenez bien, cette voix, ce n’est pas nous, c’est celle de notre inconscient, comme un petit esprit farceur tapi au fond de nous. On le nourrit chaque fois que, pour une raison ou une autre, on baisse les bras ou on se regarde avec dureté. Jour après jour, sans qu’on s’en rende compte, ces raisonnements en apparence très logiques nous enfoncent dans un système de croyances limitantes.


Comment met-on en place l’auto-sabotage ?

1. Je n’ai pas le temps

Prendre soin de soi d’accord, mais après tout le reste… Une fois que j’aurais bouclé mes dossiers, que j’aurais rangé la maison, fait les courses et la cuisine. Et géré les extras. Et puis, pffff… plus la force.
Seulement, vous savez quoi ? Prendre soin de soi, ça s’organise. Oui, comme un rendez-vous chez le dentiste. Ça se bloque dans l’agenda, c’est mon rendez-vous avec moi-même.

« Fais du bien à ton corps pour que ton âme ait envie d’y rester. » Proverbe indien

2. Je ne sais pas faire

Bien des fois, on pense que le bonheur, ce n’est pas pour nous ; en quelque sorte, on n’a pas le gène du bonheur. Ou on ne le mérite pas.
Mais sachez que faire compliqué n’est pas gage de succès ! Ce n’est pas nécessaire de chercher LE Bonheur ! Le bonheur est à portée de notre main, fait de toutes petites choses, il suffit de prendre la décision de s’accorder un peu d’attention.
Et pour ça, il faut se dire que nous aussi, comme tous les autres, sommes importants, avons notre place et méritons de connaitre le bonheur. Si l’on n’a pas trouvé sa place, si l’on ne se sent pas assez important, si l’on doute de sa valeur, prendre soin de soi n’a pas de sens.

3. Je commence au premier janvier, promis !

Nous connaissons tous ça ! Ultra-motivés lorsqu’il s’agit de prendre de bonnes résolutions, mais à trouver des excuses lorsqu’il s’agit de les appliquer.
On le doit à notre petit esprit farceur qui crée la méfiance, voire le manque de confiance en nous- mêmes. Un de ses résultats de son activité est qu’il nous empêche de mener à terme les décisions que nous avons prises.

4. C’est égoïste de penser à soi

Nous nous efforçons à faire attention aux autres, à courir toujours vers quelque chose que nous devons faire. Seulement, au passage, nous oublions souvent de penser à nos propres besoins ou désirs par culpabilité : en considérant que s’occuper de soi est une perte de temps, une preuve d’égoïsme ou de paresse.
C’est égoïste de penser à soi ? Pas vraiment, en fait : lorsque nous faisons attention à ce qui nous nourrit, nous grandissons, nous sommes en harmonie avec nous-mêmes, et cela se répercute aussi sur ceux qui nous entourent. En se regardant soi-même avec bienveillance, nous avons plus de patience et de bienveillance envers les autres.

5. Prendre soin de soi, pourquoi faire ?

Nous remettons si souvent nos désirs au lendemain ! Et d’ajournement en ajournement, on se retrouve à ne plus savoir qui on est, qu’est-ce qui est réellement important pour nous et qu’est-ce qui nous ferait du bien. On se retrouve comme une souris dans sa roue, à courir après quelque chose qui semble près mais qui nous échappe constamment. Et à force de courir après la vie, nous passons à côté d’elle.

Prenez le temps de vous arrêter un moment. Un moment de silence pendant lequel vous êtes seul avec vous-même et demandez-vous : « Qu’est-ce qui compte le plus pour moi ? Qu’est-ce qui me fait me sentir vivant ? ». On n’a pas forcément de réponse tout-de-suite, on a tellement perdu l’habitude de s’écouter… Mais en revenant vers soi encore une fois, et encore une, peu à peu on apprend à faire taire nos pensées et à laisser parler le cœur. Comme une eau dans laquelle le sable se dépose au fond, nos pensées se calment et nos désirs profonds se clarifient et s’illuminent.


C’est un merveilleux chemin, celui qui va vers soi. S’arrêter un moment et regarder un nuage, manger une pomme et sentir profondément sa douce acidité, écouter un morceau de musique et oublier tout le reste. Déguster chaque instant avec gourmandise et gratitude.
Ce sont des petites choses, il suffit d’une minute. Mais le bonheur est fait de telles petites minutes d’éternité, l’un après l’autre, comme des perles sur notre chemin de vie.


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