Brueghel: adoration des mages

Huiles essentielles et les Fêtes de la Lumière: 3.L’Epiphanie

L’épiphanie comme « manifestation », en grec, de Dieu aux mages.
Matthieu ne nous dit rien sur les mages. Ainsi le récit ne précise pas qu’ils sont trois. C’est parce qu’ils offrent l’or, l’encens et la myrrhe que la tradition populaire en déduit qu’ils sont… trois. Trois qui représentent la trinité, trois pour tous les peuples de la terre, trois à différents âges de la vie.

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Examinons l’adoration des mages.

Gaspard, le plus jeune, vient d’Orient, d’Asie. Il offre l’encens qui est le symbole de la divinité, ou plutôt de la reliance avec la divinité.
Balthazar, d’âge mûr, d’Afrique, apporte la myrrhe qui est utilisée dans l’embaumement, rappelant que le Fils devait mourir. Mais c’est aussi le symbole de la renaissance.
Enfin, Melchior, sous les traits d’un vieillard, venu d’Europe, tend l’or, marque de la royauté.
Ainsi, tout était écrit dès le début, tout est annoncé.
Ces mages ne sont pas des rois, mais des savants établis à Babylone en Perse. Ils sont astronomes et philosophes.

 

Quel est le sens profond de la fête populaire ?

En Occident, l’Épiphanie c’est l’adoration des mages ; en terre d’orthodoxie, c’est le Baptême du Christ, celui qui est oint.
C’est le moment où Dieu se donne à voir. Ainsi, l’Épiphanie, comme Noël, apporte la bonne nouvelle.

Quant à la galette, elle est la fécondité, la promesse d’une renaissance. L’embryon qu’elle contient, la fève, germera au printemps.

 

Symbolique de l’amande

L’amandier est le premier arbre à fleurir au printemps et, à ce titre, il symbolise la vie, la renaissance et la fécondité. La fin d’une longue période pendant laquelle la nature semblait endormie. Quant à l’amande enfermée dans sa coque, c’est la vérité, fruit de la quête de tout homme ; la vérité cachée dans notre monde visible, au fond du cœur de chacun d’entre nous. Mais l’amandier rappelle aussi notre fragilité, notre impermanence, tant ses fleurs qui s’envolent au moindre coup de vent évoquent le caractère éphémère de nos vies avec nos luttes, nos peines et nos amours.

 

Myrrhe et encens

Sont filles d’Orient et de la Corne d’Afrique.

Les Égyptiens furent les premiers à utiliser la myrrhe pour embaumer les morts. Dans la civilisation judéo-chrétienne, la charge symbolique de la myrrhe est prégnante : les Rois Mages, au moment de la nativité, offrent de la myrrhe à l’enfant Jésus. Au moment de la crucifixion, un breuvage à base de vin et de myrrhe est proposé au Christ pour le soulager de ses souffrances. Après sa mort, son corps est embaumé par une préparation à base de myrrhe et d’aloès. Présente au commencement et à la fin, la myrrhe représente la double symbolique de la vie et de la mort.
En olfaction, la myrrhe provoque un relâchement progressif des muscles souvent contractés chez les personnes dont les émotions sont refoulées.

L’usage de l’encens oliban dans les cultes rendus aux Dieux est très ancien et remonterait au temps de Babylone. Le commerce de l’encens contrôlé par la reine de Saba puis par les Arabes parvient tardivement en Occident. À l’époque, les routes de L’Encens et de la Myrrhe sont aussi connues que celle de la soie.
Au cours du voyage olfactif, l’encens dissipe les lourdeurs de l’esprit, sa rigidité, et amène une sensation de vacuité. À ne pas confondre avec le vide de l’esprit ; au contraire, l’encens crée un moment d’intériorité tranquille…

Ainsi l’encens et la myrrhe nous amènent vers un au-delà de nous-même propice à une renaissance. De la même façon, le printemps bientôt succédera à l’hiver.

 


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